Rester actif malgré les troubles cognitifs

Rester actif malgré les troubles cognitifs

Par ce texte vous trouverez les moyens que Specifik Aide utilise pour aider aux gens ayant des troubles cognitifs.

Si votre proche est atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, vous vous demandez peut-être à quelles activités il peut se livrer et, surtout, comment faire pour maintenir des loisirs communs. Il est essentiel que votre proche demeure actif pour maintenir ses capacités.

Nul besoin de se casser la tête à chercher des activités qui sortent de l’ordinaire, gardez en tête que l’important est d’abord et avant tout le temps que vous passez à partager une activité avec votre proche.

Maintenir la participation dans les activités quotidiennes

Impliquer votre proche dans les activités quotidiennes lui permettra non seulement de rester actif, mais également de se sentir utile et valorisé. Des activités comme la préparation des repas, les travaux de jardinage ou l’entretien ménager l’aideront à demeurer ancré dans la réalité du quotidien. Lire un court article dans un journal, lui demander de raconter ce qu’il a fait la veille ou commenter l’actualité peut aider à stimuler son attention et sa mémoire.

Opter pour des activités significatives

Il peut être difficile pour une personne atteinte de troubles cognitifs d’apprendre une nouvelle activité. De plus, votre proche participera plus facilement à des activités qui sont significatives pour lui. Prenez le temps d’explorer avec lui les différentes possibilités, et gardez en tête que ce qui ne semble pas intéressant pour vous peut être très significatif pour une autre personne. Pensez à ce qu’il aimait faire auparavant, à ses  loisirs préférés.

Se remémorer des souvenirs du passé est une excellente façon de passer un bon moment avec votre proche. Regarder des photos par exemple, écouter de la musique ou même chanter des airs connus et aimés de lui.

Graduer l’activité

Avec l’évolution de la maladie, les capacités de votre proche peuvent décliner et faire en sorte qu’il éprouve de la difficulté dans certaines activités qu’il réalisait pourtant sans problème auparavant. Cela peut susciter du stress ou de l’anxiété. Avant d’abandonner la pratique d’une activité, pensez plutôt à l’adapter. Donnez une consigne à la fois, réduisez l’activité à sa plus simple expression.

Préparation de repas : Si votre proche n’arrive plus à vous aider à planifier les repas ou à trouver les aliments dans le garde-manger, cela ne veut pas dire qu’il ne peut plus participer à la préparation des repas. Demandez-lui plutôt d’effectuer certaines tâches précises (couper, mélanger) en lui fournissant le matériel nécessaire. Si la consigne « mettre la table » devient trop abstraite pour lui, décortiquez la consigne : demandez-lui plutôt de « sortir les napperons et les placer sur la table ».

Jeux de cartes : Si le jeu préféré de votre proche devient trop complexe, trouvez des variantes pour lui permettre de continuer à jouer aux cartes. Entre le bridge et la bataille, il existe plusieurs déclinaisons.

Des ressources pour vous aider

De plus, les activités en groupe favorisent le maintien des interactions .

  • N’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé. Un ergothérapeute, par exemple, pourra évaluer l’autonomie de votre proche et proposer des activités ou des conseils personnalisés en fonction de ses capacités

Sources

Révisé par :

Françoise Houle
ErgothérapeuteCIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal – Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal